Voyage au Cambodge : au-delà d’Angkor, la nouvelle face secrète et durable du pays

GRAND REPORTAGE – Une exploration de Siem Reap, où une multitude d’initiatives innovantes, éthiques, équitables, créatives… décalent le projecteur des merveilles d’Angkor et de la danse khmère, pour mettre en lumière d’autres richesses du pays. Des pistes vertes qui se prolongent à Phnom Penh et à Kampot.

On se rend la première fois au Cambodge pour ses temples et son patrimoine historique. On y revient pour les gens et pour la nature. Ce n’est pas Awen Delaval qui dira le contraire. Ce Breton, ancien routard à la fibre idéaliste, a découvert Siem Reap en 2003 et ne l’a plus quitté. C’est là qu’il a eu le « déclic », comme il dit. « En observant les communautés locales vivre en harmonie avec la nature, je me suis rendu compte que je voulais recréer ce lien perdu. » Dans le petit café de sa manufacture écologique, il nous raconte l’incroyable histoire de la ferme artisanale de soie de lotus (Lotus Silk Farm) qu’il a fondée, des artisanes cambodgiennes qui la portent, et de leur fierté commune d’avoir des carnets de commande remplis par la très chic maison de mode Loro Piana (groupe LVMH).

Avant le lotus, il avait commencé par les vers (bombyx du mûrier), avec une première entreprise de filage et de tissage de soie traditionnelle khmère, art millénaire mis à mal par trois années de…

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