
« Ça nous rappelle des souvenirs très douloureux, c’est important pour nous de soutenir ces victimes innocentes. » Connu pour être le président de l’association Fragmentis Vitae Asia, qui est notamment à l’initiative du Mémorial KH50 de Lognes, Sun-Lay Tan a réuni autour de lui d’autres associations qui travaillent sur la culture, la mémoire et la solidarité avec les peuples d’Asie du sud-est pour former un collectif.
Ce dernier, humblement appelé « collectif pour la paix et la solidarité en Asie du Sud-Est », a lancé une collecte de fonds pour aider les plus démunis à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande.
En effet, dans l’indifférence la plus totale, les deux pays frontaliers s’affrontent depuis plusieurs semaines. Si un cessez-le-feu a été trouvé, de nombreux civils ont été déplacés et n’ont pas assez de soins et de nourriture.
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Un soutien pour tous les civils
Sun-Lay Tan est d’origine cambodgienne. Il a évidemment un lien particulier avec ce pays, tout comme les associations qui forment ce collectif. « Il y a des associations de Lognes, de Noisiel, de Torcy. C’est un secteur où il y a beaucoup de personnes originaires du Cambodge. Ce conflit touche chacun d’entre nous, on connaît tous des personnes qui sont encore là-bas. » Mais les fonds récoltés ne sont pas uniquement destinés aux Cambodgiens. « Notre collectif a un nom qui évoque toute l’Asie du Sud-Est. Nous avons une position neutre. On ne demande pas aux associations qui travaillent avec nous de s’arrêter à la frontière et de ne pas aider les Thaïlandais. »
Concrètement, le collectif récolte de l’argent via une cagnotte en ligne. Cet argent est transmis à trois associations sur place : la Croix Rouge, CARE et un centre de moine bouddhiste localisé sur place. « La priorité c’est de récupérer de l’eau potable en bouteille et des médicaments », énumère Sun-Lay Tan.
Il y a également du riz ou des nouilles instantanés, ainsi que des produits de premières nécessités pour les mères ou les femmes en général.
« On veut de la transparence »
Le co-initiateur du collectif explique que les achats sont effectués directement sur place. « On veut éviter les frais de transport et d’importation. De plus, les formalités administratives sont nombreuses. On préfère envoyer l’argent, et nous avons des personnes sur place qui aident les associations et qui vérifient que l’argent soit bien dépensé. On veut de la transparence. »
En plus de ce côté aide humanitaire, le collectif essaye également de médiatiser ce conflit. « Plus le conflit est lointain, moins on s’y intéresse », analyse Sun-Lay Tan. « On essaye de faire intervenir le Président de la République Emmanuel Macron. Le sommet de la francophonie a lieu en 2026 au Cambodge, ça serait vraiment spécial que le pays soit en guerre à ce moment-là. »
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Au total, plus de 6 000 euros ont déjà été récoltés. « La première phase de collecte a permis d’obtenir 4 000 euros. On est en plein cœur de la deuxième phase, elle se poursuit jusqu’au 17 août 2025. On verra si on relance une troisième phase à la rentrée, qui sera plus axée sur la reconstruction de ce qui a été détruit », conclut le cofondateur du collectif.
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