De violents combats ont eu lieu à la frontière entre les deux pays, entraînant plusieurs dizaines de morts et près de 800 000 déplacés.
Depuis maintenant sept mois, le conflit est à l’arrêt et la Thaïlande a entrepris d’ériger un mur de béton pour sceller le tracé d’une frontière contestée.
La situation semble s’apaiser à ce niveau, mais une nouvelle zone de tension vient de s’ouvrir, cette fois-ci plus au sud.
Et c’est cette fois-ci à la frontière avec la Malaisie que des incidents ont eu lieu, non pas directement avec le voisin malais, mais dans des provinces où la langue malaise est majoritaire.
Ainsi, dans la nuit du 22 au 23 août 2026, une cinquantaine d’incidents ont été recensés.
Thaïlande : le Quai d’Orsay déconseille plusieurs provinces du sud
Les attaques n’ont pas été revendiquées, même si le Quai d’Orsay rappelle que des mouvements séparatistes armés sont actifs dans ces provinces. Depuis 2004, dans le sud de la Thaïlande, ces mouvements ont mené plusieurs attentats.
Ainsi, le ministère français des Affaires étrangères déconseille formellement de se rendre dans les provinces méridionales de Narathiwat, Pattani, Yala et Songkhla.
Dorénavant, les frontières de l’est, de l’ouest et du sud du pays ont été placées en rouge, soit le niveau maximal de vigilance de France Diplomatie.
Thaïlande : les raisons de l’insurrection ?
Ces régions sont aussi marquées par un sous-développement économique.
Pour trouver l’origine des tensions, il faut remonter à 1909, quand Bangkok annexe un sultanat indépendant. Le royaume impose alors à ses habitants une assimilation linguistique, religieuse et culturelle forcée.
Face à cela, une contestation monte et s’organise dans les années 1960. En 2004, le conflit entre dans une nouvelle étape, avec des attaques contre des postes de police, entraînant plusieurs dizaines de morts.
Depuis 20 ans, le conflit a fait plus de 7 700 morts et 15 000 blessés.
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