Thaïlande : le meurtrier d’un ex-député franco-cambodgien condamné à la prison à vie

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Un tribunal de Bangkok a condamné vendredi 3 octobre un Thaïlandais à la prison à vie pour avoir tué en janvier Lim Kimya, un député de l’opposition cambodgienne, qui possédait également la nationalité française.

L’accusé, Ekkalak Paenoi, encourait la peine de mort mais ayant avoué son crime, « le tribunal a réduit la peine à la réclusion à perpétuité », a déclaré le juge, en lisant le verdict à l’issue du procès qui se tenait dans la capitale thaïlandaise.

Lim Kimya, ancien député du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), formation dissoute en 2017, était l’une des dernières voix s’opposant au pouvoir de Hun Sen et sa famille, qui contrôlent le Cambodge d’une main de fer depuis près de quarante ans.

Le 7 janvier à Bangkok et à scooter, Ekkalak Paenoi, a tiré sur Lim Kimya, qui arrivait en bus avec son épouse dans la capitale thaïlandaise, en provenance du Cambodge.

Le tireur thaïlandais avait été arrêté le lendemain au Cambodge. Extradé vers son pays d’origine, il avait avoué son crime dans une vidéo diffusée par la police, après son inculpation pour meurtre avec préméditation et possession illégale d’arme à feu.

Pas de détails sur le mobile du crime

Le procès a débuté mardi avec l’audition des témoins, parmi lesquels la veuve de Lim Kimya, Anne-Marie Lim, qui s’est dite déterminée à « connaître la raison » du crime.

Or le juge n’a pas donné de détails sur le mobile du meurtrier ni sur l’éventuel commanditaire du meurtre.

Des figures de l’opposition cambodgienne accusent l’ancien puissant dirigeant du pays, Hun Sen. L’actuel premier ministre cambodgien, Hun Manet, qui se trouve être le fils de ce dernier, a nié en janvier toute implication de son gouvernement ou de son père.

« Anne-Marie est probablement satisfaite du verdict rendu aujourd’hui, mais elle continue de se demander qui a commandité le crime » et « souhaite que les autorités fassent toute la lumière sur cette affaire », a déclaré son avocate, Nadthasiri Bergman, aux journalistes réunis devant le tribunal.

« Nous savons que les suspects se trouvent au Cambodge, et (le gouvernement thaïlandais) pourrait aider à faire avancer le processus d’extradition afin de les traduire en justice », a-t-elle ajouté.

La police thaïlandaise a déclaré en janvier qu’elle cherchait également à arrêter un ressortissant cambodgien soupçonné d’être à l’origine du meurtre.

Vendredi, le tribunal a rejeté les accusations portées contre un deuxième accusé, le thaïlandais Chakrit Buakhil, incriminé pour avoir conduit Ekkalak Paenoi à la frontière cambodgienne après le meurtre. « Il n’était que chauffeur et ne savait pas ce qui se passait », a dit l’avocat de Chakrit Buakhil, Natchapong Moosakopas.

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