Reprise des hostilités à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, un soldat tué

Un soldat thaïlandais a été tué et quatre autres blessés lors d’affrontements à la frontière avec le Cambodge, a annoncé lundi l’armée thaïlandaise, les deux parties se rejetant la responsabilité des combats.

Des forces cambodgiennes ont attaqué l’armée thaïlandaise dans la province d’Ubon Ratchathani, tuant un soldat et en blessant quatre, a déclaré le porte-parole de l’armée thaïlandaise, Winthai Suvaree, dans un communiqué.

De son côté, le ministère cambodgien de la Défense a déclaré que les forces thaïlandaises avaient lancé une attaque dans les provinces frontalières de Preah Vihear et d’Oddar Meanchey tôt lundi matin, assurant que le Cambodge n’avait pas riposté.

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La Thaïlande utilise des avions pour frapper des cibles militaires et mettre fin aux tirs de soutien cambodgiens, a indiqué l’armée thaïlandaise.

Populations évacuées

Les autorités d’une province cambodgienne d’Oddar Meanchey ont fait savoir que des coups de feu avaient été signalés aux alentours des temples centenaires de Tamone Thom et de Ta Krabei, et que des villageois fuyaient pour se mettre à l’abri.

Une carte montrant la Thaïlande, le Cambodge et une zone frontalière où se déroulent des combats.

En rouge : la région frontalière où se situent les tensions.

Photo : Radio-Canada / Émile Lord Ayotte

L’armée thaïlandaise a affirmé quant à elle qu’environ 35 000 personnes avaient été évacuées des zones frontalières avec le Cambodge dans la nuit.

Les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est ont un différend ancien portant sur le tracé de certaines parties de leur frontière, longue de 800 kilomètres, effectué lors de l’ère coloniale française. Les zones disputées abritent plusieurs temples.

En juillet, cinq jours d’hostilités entre la Thaïlande et le Cambodge avaient fait 43 morts et provoqué l’évacuation d’environ 300 000 personnes, avant qu’un plan de paix cosigné fin octobre par le président américain Donald Trump n’apaise les tensions.

Le premier ministre malaisien Anwar Ibrahim et le président américain Donald Trump regardent le premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et le premier ministre cambodgien Hun Manet brandir un document après la signature officielle d'un accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge.

Le premier ministre malaisien Anwar Ibrahim et le président américain Donald Trump regardent le premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et le premier ministre cambodgien Hun Manet brandir un document après la signature officielle d’un accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge.

Photo : Reuters / Mohd Rasfan

L’accord prévoyait notamment la libération de 18 prisonniers cambodgiens détenus en Thaïlande depuis plusieurs mois. Les deux parties avaient également accepté de retirer les armes lourdes et de déminer les zones frontalières.

La Thaïlande avait suspendu en novembre la mise en œuvre de l’accord, en affirmant qu’une explosion d’une mine terrestre récemment posée avait blessé quatre de ses soldats.

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