C’est une question incontournable ou presque que l’on se pose lorsqu’il s’agit de partir à l’étranger. Quelle devise prendre, au-delà de ce que l’on pourra obtenir directement par l’intermédiaire de sa carte bancaire, plus surtout quel budget prévoir pour son séjour ?
Des questions importantes, auxquelles nous apportons ici de premières réponses. En l’occurrence pour ce qui est d’un voyage au Cambodge.
Pour commencer, il faut savoir qu’au Cambodge la monnaie locale s’appelle le riel et qu’elle ne se présente désormais que sous forme de billets.
En effet, même s’il existe encore quelques pièces (50, 100, 200 et 500 riels), celles-ci ne sont plus utilisées. Donc, attendez-vous à avoir des tas de billets et même d’être millionnaire (en riels) vu que les coupures en circulation s’échelonnent de 1 000 à 50 000 riels (plus des 100 000 très rares). Avec ce 50 000 qui ne vaut pas plus que l’équivalent de… 10 €. D’où le fait que le dollar américain et les paiements en virtuel tiennent aussi maintenant une place importante dans le système monétaire cambodgien.
De façon générale, dans les villes et zones touristiques du Cambodge, il est assez facile d’obtenir du change dans les banques et bureaux de change. Surtout qu’en plus, il y a aussi ces distributeurs ATM dans lesquels tirer de l’argent avec des plafonds de retraits souvent assez hauts, mais qui impliquent des commissions qui, si on n’y prend garde, peuvent coûter à la longue.
Ceci étant, il faut savoir que ces distributeurs proposent aussi bien des riels que des dollars US. Parce qu’au Cambodge, en plus du riel, le dollar américain fait office de monnaie « parallèle », sinon même de seconde devise officielle. Ce qui veut dire que l’on jonglera en permanence entre les deux, avec le riel pour ses petits achats et le dollar pour les sommes plus grosses ou tout ce qui a trait aux prestations touristiques, d’ailleurs souvent indiquées dans cette monnaie. Avec un taux permanent plus ou moins défini à 1 US $ = 4 000 Riels.
Quelle devise emporter ?
L’idéal lorsque l’on arrive de la Zone euro est de prévoir des euros associés à des dollars, soit pris avant le départ soit aux distributeurs une fois sur place. Même si la monnaie européenne se change bien, l’américaine vous servira de toute façon obligatoirement.
Dans tous les cas, prévoyez des billets en bon état, notamment pour les dollars, sous peine de vous les voir refuser.
Les moyens de paiement
Même si les paiements par carte peuvent se faire dans les lieux touristiques ou le « haut de gamme », le Cambodge demeure un pays où le cash est traditionnellement important. Du coup, autant prévoir une bonne quantité de liquide (euros, dollars, riels) qui vous sera utile en permanence, notamment pour les dollars.
Et puis maintenant, plus simple (?), il y a ce qui s’appelle le « Bakong » qui est en train de révolutionner le système de paiement au Cambodge.
Il s’agit d’un moyen de règlement mobile, très développé et populaire, qui depuis peu s’est en outre adapté à la clientèle touristique. En tant que visiteur, il suffit juste de charger l’appli officielle « Bakong Tourists », de créer son compte avec son passeport et de relier celui‑ci à sa carte bancaire Visa ou Mastercard. Ensuite, on peut régler partout ses dépenses via ce système en scannant les QR Code associés aux produits et prestations (plus de 3,5 millions de commerçants et autres acceptent ce système), et même retirer du cash dans certains distributeurs ou kiosques prévus à cet effet. Facile…
Au retour
Vu que le riel n’a aucune valeur hors du pays, autant tout dépenser ou terminer son séjour en réglant ses dépenses en dollars.
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Ce budget à prévoir pour le Cambodge
Bien que les prix aient augmenté ces derniers temps, le Cambodge demeure une destination plutôt économique pour le voyageur.
Même si le pays demeure plus cher que son voisin laotien, on peut espérer vivre sur place avec un budget de 40 à 50 € (base de deux personnes) si on fonctionne en mode routard. Et pour un peu plus de confort ou de facilités, 60 à 80 € semblent souvent suffisants, surtout que la visite d’Angkor, sans être excessive, a quand même un coût qui peut impacter un budget. Bref, le Cambodge reste un pays abordable où finalement on peut voyager sans (trop) se priver.
Ce qui peut coûter cher
- Le site d’Angkor qui représente pour la plupart des gens la visite la plus onéreuse de toutes. Mais ça vaut le coup, sinon le coût !
- Tous les produits importés, dont l’alcool, ou les prestations aux standards occidentaux.
- Les transports privés comme voiture avec chauffeur.
- Les coms lorsqu’on fait trop de retraits d’argent dans les distributeurs.
- La haute saison, de novembre à février, avec des prix qui augmentent un peu, notamment pour ce qui est des hébergements.
Ce qui peut ne pas coûter cher
- La plupart des choses, soit en termes de coûts soit en rapport qualité-prix.
Gamme de prix
- Chambre double en « hôtel routard » : moins d’une douzaine d’euros en dortoir ou guesthouse.
- Chambre double en « hôtel tourisme » : pour 35 à 50 € la double, on a déjà un bon choix d’établissements de qualité.
- Encas, repas restaurant « local » : 2 ou 3 € sur les marchés, les étals de rue ou les gargotes locales.
- Repas dans un restaurant « tourisme » : 12 à 15 € pour un repas complet dans un restaurant habitué aux touristes.
- Location voiture avec chauffeur : prévoyez entre 60 et 100 € la journée selon le trajet prévu et le véhicule.
- Location de deux roues : comptez 5 ou 6 € la journée pour un vélo et 8‑12 € pour un scooter.
- Bus « local » ou véhicule collectif : en gros 3 € par tranche de 100 km.
- Bus express/confort : quasiment le double que les bus standards.
- Tuk‑tuk : 2 ou 3 € la course en ville et périphérie.

Marchandage et pourboires
Le marchandage au Cambodge se pratique dans les marchés locaux, pour l’achat de souvenirs et de textiles ou encore avec les chauffeurs de tuk‑tuk, pour au final un gain de 20 à 30% sur le premier prix annoncé.
Quant aux pourboires, même si ce n’est pas à la base un usage local, il est devenu courant avec le développement du tourisme dans certains lieux. Là, dans les restaurants touristiques, vous pouvez ajouter 10% à la note, donner l’équivalent d’un euro au personnel des hôtels habitués aux visiteurs, ou encore 5 ou 6 € aux guides et chauffeurs privés.
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