« On va voir des types de plaies qu’on n’a jamais vu en France » : Trois infirmières en herbe vont aider et fourbir leurs armes au Cambodge

Étudiantes en 3e année à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers d’Alès, elles partent pour un stage de cinq semaines dans un hôpital de la capitale du pays, Phnom Penh.

C’est un peu le voyage de leur vie. Tamara Saïfi, Emma Chabi et Farrah Dekkar-Martinez, toutes les trois élèves infirmières à l’ifsi d’Alès en troisième année, sont déterminées : dans un mois, elles décolleront pour l’Asie du Sud Est au Cambodge, à 10 000 km de chez elles.

Elles effectueront un stage de cinq semaines dans un hôpital de la capitale du pays, Phnom Penh. Un mois d’immersion dans la culture mais aussi dans la vie des soignants et le système de santé cambodgien. « On a trop hâte. On va apprendre plein de choses nouvelles. On sait qu’on va dans un hôpital polyvalent, orienté pédiatrie », explique Emma. « On va faire pas mal de prises de sang et de pansements. On sait aussi que les patients n’auront pas forcément la même sensibilité que nous à la douleur. Je pense qu’on va voir de sacrées choses. En France, on a des normes très précises, là-bas, ça va changer. Ce ne sera pas les mêmes traitements. On sait qu’on va travailler avec moins de moyens. Ça va nous aider aussi dans nos soins en France plus tard, voir d’autres techniques plus ancestrales etc. J’ai trop hâte de voir ça ! « , explique la jeune femme enthousiaste.

Farrah Dekkar-Martinez enchaîne : « On va voir des types de plaies qu’on n’a jamais vu en France. C’est un peu bizarre de dire ça, mais le malheur des uns fait un peu le bonheur des infirmières ! « . Pour organiser ce voyage, les jeunes femmes plus que motivées n’ont pas ménagé leurs efforts. Elles ont rédigé un vrai dossier de presse de 12 pages pour présenter leur projet, vendu des crêpes et des boissons à l’école, ce qui leur a permis de financer leurs visas. Mais ce voyage à un coût : 1 145 euros par personne rien que pour l’hébergement, les repas, l’entretien du linge, les transports. Le vol n’est pas compris, il coûte 850 euros.

Tamara, Emma et Farrah ont respectivement 20, 22 et 23 ans
Tamara, Emma et Farrah ont respectivement 20, 22 et 23 ans Midi Libre – ESTELLE HENRY

« On voudrait ramener des vêtements et des jouets pour les enfants« 

Un voyage qui a aussi une visée humanitaire puisque les jeunes femmes ont prévu d’apporter une valise de plus : « On aimerait apporter des sets à pansements et du matériel à l’hôpital. Grâce à l’association qui nous accompagne (Association Missions Stages, NDLR). On a aussi un partenariat avec un orphelinat et on voudrait ramener des vêtements et des jouets pour les enfants« . Les trois étudiantes infirmières lancent un appel aux dons : « Même un petit don, ça nous aidera à concrétiser ce voyage et pouvoir aider là-bas à notre niveau les Cambodgiens qui ont peu accès aux soins. » explique Farrah Dekkar-Martinez.

Le départ est prévu le 14 septembre prochain. Elles ont déjà fait leurs vaccins contre l’hépatite A, la typhoïde et doivent prendre un traitement contre le paludisme, juste avant de partir.

Une aventure qui, pour Farrah Dekkar-Martinez et Emma Chabi, devrait leur permettre de les rapprocher de la médecine humanitaire qu’elles voudraient pratiquer plus tard et du métier de sage-femme pour Tamara Saïfi, qui souhaite continuer ses études après l’école.

Une cagnotte a été lancée pour récolter des dons est disponible à cette adresse

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