Nouveaux heurts frontaliers entre le Cambodge et la Thaïlande, le premier ministre cambodgien affirme qu’un civil a été tué

Un officier thaïlandais inspecte une mine terrestre près de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, dans la province de Sisaket, en Thaïlande, le 10 novembre 2025. Un officier thaïlandais inspecte une mine terrestre près de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, dans la province de Sisaket, en Thaïlande, le 10 novembre 2025.

Le premier ministre cambodgien, Hun Manet, a affirmé que des soldats thaïlandais avaient tué un civil lors d’un échange de tirs transfrontaliers, mercredi 12 novembre. « Je condamne l’utilisation de la violence par la partie thaïlandaise contre des civils cambodgiens dans le village de Prey Chan en fin d’après-midi (…) qui a blessé trois civils cambodgiens et fait un mort », a rapporté le premier ministre sur Facebook.

Peu avant cette déclaration, le Cambodge et la Thaïlande se sont accusés de nouveaux affrontements le long de leur frontière, deux jours après que Bangkok a annoncé suspendre la mise en œuvre d’un accord de paix soutenu par les Etats-Unis.

Le ministre de l’information cambodgien, Neth Pheaktra, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) que « des soldats thaïlandais ont ouvert le feu sur des civils » dans la province de Banteay Meanchey. De son côté, Richa Suksuwanon, porte-parole adjoint de l’armée royale thaïlandaise, a affirmé que des soldats cambodgiens avaient « tiré des coups de feu sur le territoire thaïlandais » vers 16 heures (10 heures, à Paris) et que ses troupes « ont tiré des coups de semonce en réponse ». « L’incident a duré environ dix minutes avant que le calme ne soit rétabli », a-t-il dit dans un communiqué, et « aucune victime thaïlandaise n’a été signalée ».

Le ministère de l’information cambodgien a diffusé des images et une vidéo qui, selon lui, montrent des civils blessés, dont un homme soigné dans une ambulance avec une jambe ensanglantée. L’AFP n’a pas pu vérifier la provenance de ces images.

Cinq jours d’hostilités entre la Thaïlande et le Cambodge en juillet ont fait 43 morts et provoqué l’évacuation d’environ 300 000 personnes, avant qu’un plan de paix cosigné à la fin d’octobre par le président américain, Donald Trump, n’apaise les tensions.

L’accord prévoyait notamment la libération de 18 prisonniers cambodgiens détenus en Thaïlande depuis plusieurs mois. Les deux parties avaient également accepté de retirer les armes lourdes et de déminer les zones frontalières.

Cependant, la Thaïlande a suspendu la mise en œuvre de l’accord de paix lundi, affirmant qu’une explosion d’une mine terrestre récemment posée avait blessé quatre de ses soldats.

Les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est ont un différend ancien portant sur le tracé de certaines parties de leur frontière commune, longue de 800 kilomètres.

Le Monde avec AFP

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