Le Cambodge expulse les Camerounais : deadline fixée au 31 mai 2026

Le Cambodge vient de frapper fort. Le Département général de l’Immigration du Royaume, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, a publié un avis officiel ordonnant à tous les ressortissants africains, dont les Camerounais, de quitter le territoire cambodgien avant le 31 mai 2026. Passé ce délai, c’est l’arrestation immédiate. Le document, signé par le Lieutenant-Général Som Sopheak et approuvé par le Général Sar Sokha, ne laisse aucune marge.

Ce que dit le document officiel

L’avis est sans ambiguïté. Tout ressortissant étranger encore présent au Cambodge à partir du 1er juin 2026, qu’il soit à l’aéroport, dans un hôtel ou dans une planque, sera arrêté sur-le-champ par la police cambodgienne et remis aux autorités d’immigration pour poursuites judiciaires.

Les sanctions prévues sont lourdes : 2 ans d’emprisonnement et une amende de 8 000 dollars américains, soit environ 4,8 millions de francs CFA, avant toute autorisation de quitter le pays. Le texte vise explicitement les ressortissants du Ghana, du Kenya, du Cameroun, de l’Ouganda et d’autres nationalités africaines ayant bénéficié d’une dérogation de séjour qui prend fin le 31 mai.

Le document précise que seules les personnes dont les amendes ont déjà été réglées peuvent partir librement avant cette date. Les autres n’ont tout simplement plus le choix.

C’est un signal dur, sans précédent dans la relation entre le Cambodge et la diaspora africaine.

Ce que ça change pour les Camerounais concernés

Combien de Camerounais sont actuellement au Cambodge ? On ne dispose pas de chiffre officiel. Mais depuis quelques années, une partie de la diaspora camerounaise transite ou s’installe en Asie du Sud-Est, attirée par les opportunités commerciales dans des pays comme la Thaïlande, la Chine ou le Cambodge.

Pourtant, cette région est aussi connue pour ses réseaux de traite et d’escroquerie en ligne, qui recrutent parfois des Africains sous de fausses promesses d’emploi. Le Cambodge, particulièrement la province de Sihanoukville, a été identifié comme un point chaud de ces filières ces dernières années.

La frontière entre victime et contrevenant n’est pas toujours nette dans ces situations. Reste que la loi cambodgienne, elle, ne fait pas cette distinction.

Les Camerounais concernés ont encore quelques jours pour régulariser leur situation ou prendre un billet de retour. Après le 31 mai, ce sera trop tard.

✍️ À propos de l’auteur
Rodrigue BatagRodrigue Batag
Rodrigue Batag

Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l’actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.


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