Le Cambodge dit avoir riposté lors d’affrontements à la frontière thaïlandaise

Après la reprise des affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande, des habitants fuient dans la province d’Oddar Meanchey, près de la frontière avec la Thaïlande, au Cambodge, le 8 décembre 2025. Après la reprise des affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande, des habitants fuient dans la province d’Oddar Meanchey, près de la frontière avec la Thaïlande, au Cambodge, le 8 décembre 2025.

Malgré les appels internationaux à la désescalade, les combats se poursuivent mardi 9 décembre, à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge. Sept civils cambodgiens et trois soldats thaïlandais ont été tués depuis la reprise des affrontements, dimanche soir.

Le président du Sénat cambodgien et ancien premier ministre, Hun Sen, a annoncé, mardi, que son pays avait « riposté ». Le Cambodge affirmait jusqu’ici ne pas avoir répondu aux attaques de la Thaïlande, qui a notamment mené, lundi, des frappes aériennes sur les zones frontalières. Les combats ont repris dimanche soir, moins de deux mois après un accord de cessez-le-feu.

« Après avoir fait preuve de patience pendant plus de vingt-quatre heures afin de respecter le cessez-le-feu et pour avoir le temps de mettre la population à l’abri, nous avons riposté hier [lundi] soir », a écrit sur Facebook l’influent ex-dirigeant.

« Nos forces doivent se battre partout où l’ennemi a attaqué. Nous nous battons maintenant à nouveau pour nous défendre », a-t-il ajouté, invitant les troupes cambodgiennes à « détruire les forces ennemies ».

Le ministère de la défense cambodgien a, par ailleurs, annoncé la mort de trois nouveaux civils, dont deux dans des bombardements thaïlandais au cours de la nuit sur la province frontalière de Banteay Meanchey. Cela porte à sept, selon Phnom Penh, le nombre de civils cambodgiens tués depuis la reprise des hostilités, ainsi qu’une dizaine de blessés, dont un journaliste local.

« Trois soldats ont été tués au total, un le 8 décembre et deux le 9 décembre », a fait savoir de son côté l’armée thaïlandaise dans un communiqué.

Accord de cessez-le-feu suspendu

La reprise des combats inquiète la communauté internationale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et l’Union européenne ont notamment appelé, lundi, les deux pays à la « désescalade » et à « la plus grande retenue ».

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En juillet, cinq jours de combats au sol et dans les airs avaient fait 43 morts et contraint quelque 300 000 personnes à évacuer des deux côtés de la frontière. Les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est ont signé le 26 octobre un accord de cessez-le-feu, sous l’égide du président américain, Donald Trump, mais il a depuis été suspendu.

La Thaïlande et le Cambodge s’accusent mutuellement d’avoir déclenché la reprise des combats qui ont vu Bangkok mener lundi des frappes aériennes et utiliser des chars contre son voisin.

Le conflit repose sur un différend ancien concernant le tracé de certaines parties de leur frontière, longue de 800 kilomètres et datant de la colonisation française.

Le Monde avec AFP

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