Donald Trump annonce la signature de l’accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge

, Donald Trump annonce la signature de l’accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge

Donald Trump a assisté en Malaisie à la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande. Le président américain, en tournée asiatique, a salué le respect mutuel entre les deux dirigeants, contrastant avec les tensions en Ukraine et à Gaza, et s’est attribué un rôle clé dans la médiation.

Le président américain Donald Trump a assisté dimanche à la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le Cambodge et la Thaïlande, peu après son arrivée en Malaisie, première étape d’une tournée asiatique au cours de laquelle il doit rencontrer le président chinois Xi Jinping.

Avant d’arriver sur place, Donald Trump avait salué à bord d’Air Force One un «Grand Accord de Paix» qu’il assure avoir «fièrement négocié» entre le Cambodge et la Thaïlande.

Mais l’accord signé dimanche a été présenté par la Malaisie, qui assure la présidence tournante de l’Asean et a joué un rôle important dans les négociations, arrachant dans un premier temps un cessez-le-feu.

Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Mohamad Hasan, impliqué de près dans les discussions, a souligné samedi que le nouvel accord portait sur la mise en place d’observateurs régionaux dans les zones frontalières disputées.

La cérémonie s’est tenue à Kuala Lumpur, en présence des Premiers ministres cambodgien Hun Manet et thaïlandais Anutin Charnvirakul, ainsi que de Donald Trump. En visite d’une journée dans la capitale malaisienne à l’occasion d’un sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), le président américain a salué les efforts de paix entre les deux nations. Il a mis en avant le «respect mutuel» affiché par les dirigeants thaïlandais et cambodgien, contrastant avec les tensions qu’il évoque régulièrement au Moyen-Orient et en Ukraine.

«Ce qui me rend si heureux, c’est que les deux pays avec lesquels nous traitons… ils s’apprécient vraiment. Je n’y suis pas habitué. Quand je conclus ce genre d’accords, il y a généralement beaucoup de haine», a déclaré Donald Trump avant la signature officielle des accords de Kuala Lumpur, selon des propos rapportés par CNN. Le président américain a souligné que les deux dirigeants avaient «un grand respect l’un pour l’autre», ce qui «a rendu les choses un peu plus faciles».

Des comparaisons avec l’Ukraine et Gaza

L’hôte de la Maison Blanche a profité de son discours pour établir un parallèle avec d’autres conflits. Il a rappelé l’animosité persistante entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, une relation qu’il avait déjà qualifiée de «très, très difficile». Il a aussi mentionné le conflit israélo-palestinien, estimant que l’accord entre le Cambodge et la Thaïlande se distingue par une volonté sincère de paix. «Nous vivons actuellement une situation similaire au Moyen-Orient et à Gaza. Vous avez peut-être entendu parler de Gaza… Mais je pense que c’est une situation bien différente», a-t-il commenté.

Donald Trump a indiqué que des observateurs issus des pays de l’Asean «seront déployés pour garantir que la paix prévaut et perdure». Il a également revendiqué son rôle dans la résolution du conflit, affirmant avoir contribué au premier cessez-le-feu signé le 28 juillet, après avoir menacé les deux parties de suspendre toute coopération commerciale si les combats se poursuivaient.

En juillet 2025, le Cambodge et la Thaïlande se sont affrontés le long de leur frontière, faisant 40 morts et 300.000 déplacés. Ce différend territorial trouve ses racines dans le tracé établi en 1907 sous l’égide de la France, alors puissance coloniale dans la région. La Thaïlande n’a jamais reconnu la légitimité de ce traité, notamment autour du temple de Preah Vihear, zone hautement symbolique. Ce flou historique continue d’attiser les tensions et les nationalismes des deux côtés, chaque gouvernement exploitant la mémoire coloniale pour rallier l’opinion publique.

Ce dimanche, Hun Manet et Anutin Charnvirakul, aux côtés de Donald Trump et du Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, ont paraphé l’accord sur scène devant un décor affichant le sceau des États-Unis et le slogan «apporter la paix».

{link} Ce post a été trouvé sur internet par notre rédaction voici la source Source