
Alors que les deux royaumes ont convenu ce lundi d’un cessez-le-feu «inconditionnel», les zones situées dans un rayon de 50 km le long de la frontière restent «formellement déconseillées» par les autorités françaises.
Des milliers d’habitants évacués, des tirs de missiles de part et d’autre de la frontière… Le conflit armé entre la Thaïlande et le Cambodge a de quoi inquiéter les touristes, peu habitués aux images de guerre dans ces deux pays d’Asie du Sud-est habituellement paisibles. À l’origine des affrontements : un contentieux de longue date autour de leur frontière commune, définie au temps de l’Indochine française. La région n’avait plus connu de tel épisode de violences depuis 2011.
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À la suite des pourparlers qui ont débuté ce lundi en Malaisie, les dirigeants des deux royaumes ont convenu d’un cessez-le-feu «inconditionnel». Malgré l’espoir d’une désescalade, les touristes peuvent-ils visiter la Thaïlande et le Cambodge en toute sécurité ? Le Figaro fait le point.
Quelles sont les régions à éviter ?
Les affrontements armés touchent l’ensemble de la frontière, longue de 817 km. «Les déplacements dans ces zones (jusqu’à 50 km de la frontière) sont fortement déconseillés, souligne le ministère français des Affaires étrangères dans une note du 26 juillet. Les voyageurs qui s’y trouveraient sont invités à la quitter dans les meilleurs délais et peuvent se signaler auprès de nos Ambassades.» Les sept provinces thaïlandaises concernées sont : Ubon Ratchathani, Si Sa Ket, Surin, Buri Ram, Sa Kaeo, Chanthaburi et Trat.
Le 25 juillet, le gouvernement thaïlandais a ordonné la fermeture totale des postes-frontières dans les provinces de Chanthaburi et de Trat. Les arrivées par voie terrestre et maritime ne sont plus possibles. La loi martiale est en vigueur dans certains districts de ces deux provinces. À noter que s’aventurer dans les zones «formellement déconseillées» par les autorités françaises peut invalider votre assurance voyage.
Peut-on continuer à voyager en Thaïlande et au Cambodge ?
En Thaïlande, «plusieurs sites proches de la frontière sont temporairement fermés. Parmi eux, les parcs historiques de Phanom Rung et de Prasat Mueang Tam, dans la province de Buri Ram, restent inaccessibles jusqu’à nouvel ordre», rappelle l’office de tourisme de Thaïlande, qui met à jour une liste des lieux déconseillés à la visite. «Les principales destinations touristiques telles que Bangkok, Chiang Mai, Phuket, Samui, Krabi, Pattaya ou Ayutthaya accueillent les visiteurs sans restriction et dans des conditions sécurisées.»
Au Cambodge, les zones touristiques suivantes, situées près de la frontière, sont fortement déconseillées : la région de Mom Bei (province de Preah Vihear) et les complexes de temples de Ta Moan Thom, Ta Moan Tauch et Ta Krabei (province d’Oddar Meanchey). En revanche, Angkor Vat, à 150 km de la frontière, reste accessible sans restriction.
Les transports sont-ils affectés ?
Depuis le 26 juin, les trains de la Eastern Line s’arrêtent à Aranyaprathet et ne desservent plus le poste-frontière de Ban Klong Luk / Poipet jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les lignes de bus desservant ce poste-frontière sont maintenues, mais les emprunter reste déconseillé. Dans ce contexte, pour passer d’un pays à l’autre, la voie aérienne est à privilégier. Thai Airways assure d’ailleurs ses liaisons Bangkok – Phnom Pehn avec des appareils plus capacitaires que d’habitude.
«Les services de transports domestiques et internationaux, y compris les vols, les lignes de bus, les ferries et les chemins de fer (à l’exception du tronçon suspendu à Sa Kaeo), opèrent comme à l’habitude», assure l’office de tourisme thaïlandais.
EN VIDÉO – D’où viennent les tensions frontalières entre Thaïlande et Cambodge ?
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