Ce qu’il faut retenir du conflit entre la Thaïlande et le Cambodge

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Ce dimanche, en Malaisie, un accord de cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge a été co-signé par Donald Trump. Une entente qui survient à la suite d’affrontements meurtriers, en lien avec un conflit de longue date, voici ce qu’il faut en retenir.

L’Asie du Sud-Est aux portes de la paix. Donald Trump s’en félicite déjà, ce dimanche, un accord de paix et de commerce a été signé en Malaisie, à Kuala Lumpur, entre le Cambodge et la Thaïlande, après plusieurs mois de conflit meurtrier entre les deux pays. Voici ce qu’il faut retenir de cette entente, qui ne fait toutefois pas vraiment consensus.

Un conflit bref, mais violent

Durant cinq jours, en juillet 2025, la Thaïlande et le Cambodge se sont affrontés à leur frontière, lors de combats menés par leurs troupes au sol, leur artillerie et leur aviation. Un bilan de 43 morts et près de 300.000 personnes forcées de fuir leur maison émergera de ce bref conflit. 

Pour rappel, ce dernier avait éclaté au sujet d’un différend de très longue date, sur des temples frontaliers, revendiqués par les deux États, en raison d’une démarcation floue établie par les administrateurs coloniaux français du Cambodge en 1907.

Un cessez-le-feu signé fin juillet

Après l’intervention de plusieurs pays extérieurs au conflit, dont les États-Unis, un accord de cessez-le-feu avait été signé par les deux États d’Asie du Sud-Est. L’entente diplomatique avait été ratifiée par les Premiers ministres thaïlandais et cambodgien, en présence du président américain, Donald Trump, ainsi que du Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim.

L’accord contient des paragraphes importants sur le cessez-le-feu. Entre autres, les deux parties ont accepté de retirer les armes lourdes, ainsi que de déminer les zones frontalières. Ils ont également consenti à «s’abstenir de diffuser ou de promouvoir de fausses informations», afin de favoriser un environnement propice au dialogue pacifique. 

La Thaïlande s’est engagée à «libérer rapidement» 18 soldats cambodgiens capturés, et une mission sera mise en place par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), pour veiller au respect de ces mesures. 

Le rôle de Donald Trump

Si une trêve a été convenue fin juillet, après l’intervention du président américain, du Premier ministre malaisien et de négociateurs chinois, Donald Trump n’a pas hésité à s’attribuer le mérite de cette avancée. Ce dernier s’est même qualifié de «président de la paix», sur les réseaux sociaux. 

Mais pour rappel, la Thaïlande, tout comme le Cambodge, cherchait à conclure des accords commerciaux avec Washington, dans le cadre de la guerre des droits de douane, au moment de conflit. Une situation qui laisse entrevoir l’hypothèse selon laquelle Donald Trump aurait utilisé un levier économique pour imposer une trêve.

Dans le même temps, le Premier ministre cambodgien, Hun Manet, a publié ce dimanche un communiqué dans lequel il exprime son soutien à la candidature du président américain au Prix Nobel de la paix. Il appuie cela en assurant que c’est lui qui a permis de mettre fin aux affrontements frontaliers.

L’ONU s’indigne

L’Organisation des Nations unies s’est exprimée sur la signature de cet accord, en pointant du doigt le fait que Donald Trump n’avait «pas été impliqué», dans l’avancée des négociations, mais s’en était tout de même attribué les mérites.

Le président américain n’a pas attendu pour répliquer en assurant que l’ONU avait manqué à son devoir. «Les Nations unies devraient faire ça, mais elles ne le font pas (…) J’aimerais qu’elles puissent le faire, mais elles n’ont absolument pas interagi avec nous. Nous avons simplement conclu l’accord et en avons fait rapport, et tout le monde a été étonné que nous l’ayons fait si vite et si bien», a-t-il déclaré, selon le New York Post.

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