Laura, Sofya, Manon, Loane, Elisa et Morgane sont toutes les six étudiantes en troisième année à l’Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) à Beauvais (Oise). Pour leur dernier stage – elles en ont déjà réalisé neuf durant leur parcours d’études – avant d’entrer réellement dans le monde du travail, elles ont décidé de partir à l’autre bout du monde, au Cambodge, pour un stage humanitaire. L’occasion de découvrir d’autres méthodes de travail, et d’aider ceux qui en ont besoin.
«Nous partons dans un hôpital à Sihanoukville avec l’association Hopigo, explique Laura Dubois. Il y a deux ans, dix étudiants de l’Ifsi étaient déjà partis avec cette association, à Madagascar. Dans nos dates de stage, elle nous proposait le Cambodge ou le Maroc. On voulait quelque chose de reculé, pour être encore plus dans l’humanitaire.» Direction l’hôpital de Sihanoukville, donc, pour nos six étudiantes, du 23 mai au 20 juin prochain. Pour le moment, leurs services ne leur ont pas encore été affectés, mais elles pourraient se retrouver en maternité, en pédiatrie, aux urgences, en traumatologie ou encore en réanimation. «On va être lâché dans une équipe, on va pouvoir beaucoup apprendre le côté infirmier d’un autre pays, ça sera très enrichissant», sourit Laura.
Un séjour à 15 000 €
Un tel voyage demande beaucoup de préparation et un certain financement. Pour les six étudiantes, le coût du séjour a été évalué à 15 000 €. Il faut payer l’association pour l’hébergement et les repas de la semaine, le vol aller-retour bien sûr, les repas du week-end, l’assurance, le visa, Internet, le matériel de soins… Afin de récolter un peu d’argent, les étudiantes ont déjà organisé quelques actions : une vente de crêpes au V&B, un stand d’emballage de cadeaux, un dépistage du diabète avec le Lions club… Et un loto aura lieu le samedi 10 janvier à partir de 19h30 au gymnase Raymond-Briard, rue de la Trépinière.
En parallèle, une cagnotte participative a été mise en ligne pour les aider dans leur projet. «On sait qu’on va devoir mettre le reste de notre poche, concède Laura. Certaines d’entre nous travaillent à côté pour mettre de l’argent de côté. Mais c’est quelque chose qu’on fera peut-être qu’une seule fois dans notre vie. Et ça reste dans nos convictions, sauver des vies en contrepartie de la nôtre. Ça leur apporte quelque chose, et ça nous apporte quelque chose.»
Les étudiantes récupèrent également des dons qui pourraient être utiles sur place. «Trois pharmacies de Beauvais ainsi que l’hôpital nous mettent de côté des aiguilles, des compresses ou encore des pansements à amener là-bas», précise Laura.
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