
Un nouveau conflit ouvert va-t-il éclater dans le monde ? Alors que les affrontements meurtriers ont repris entre la Thaïlande et le Cambodge le long de la frontière entre les deux pays, Bangkok a averti : ces incidents « pourraient devenir une guerre ».
Néanmoins, la Thaïlande assure être « prête » à résoudre le conflit qui l’oppose au Cambodge par la voie diplomatique ou par l’entremise de la Malaisie, pays assurant la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), a déclaré vendredi le porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères.
A la demande du Premier ministre cambodgien Hun Manet, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies doit se tenir vendredi à New York. Les Etats-Unis, la France, l’Union européenne et la Chine ont tous appelé au dialogue et à la fin du conflit.
« Signaux positifs »… mais reprise des combats
Mais les appels à la désescalade n’ont pas été entendus. Le différend frontalier qui oppose les deux royaumes d’Asie du Sud-Est a atteint un niveau de violence qui n’avait pas été vu depuis 2011, impliquant des avions de combat, des tanks, des troupes au sol et des tirs d’artillerie.
Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, qui assure la présidence tournante de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) dont la Thaïlande et le Cambodge sont membres, a indiqué jeudi soir avoir échangé avec ses homologues thaï et khmer. Le dirigeant s’était félicité de « signaux positifs et de la volonté montrée par Bangkok et Phnom Penh pour envisager cette issue », dans un message sur Facebook.
Mais quelques heures après cette publication, les combats ont repris dans trois zones vers 4 heures du matin, heure locale, a indiqué l’armée thaïlandaise. Les forces cambodgiennes ont procédé à des bombardements à l’aide d’armes lourdes, d’artillerie de campagne et de systèmes de roquettes BM-21, a déclaré l’armée, et les troupes thaïlandaises ont riposté « avec des tirs de soutien appropriés ». Bangkok a notamment déployé plusieurs avions de combat F-16 pour frapper ce qu’elle a présenté comme étant des cibles militaires cambodgiennes.
Différend frontalier
Tendues depuis la mort d’un soldat khmer fin mai, lors d’un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le « Triangle d’émeraude », les relations entre Bangkok et Phnom Penh, capitale du Cambodge, ont fini de se dégrader jeudi avec un nouvel échange de tirs. Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir ouvert le feu en premier et défendent leur droit à la légitime défense. Bangkok a aussi accusé ses adversaires de cibler des infrastructures civiles comme un hôpital et une station-service, ce dont Phnom Penh s’est défendu.
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Le bilan humain s’alourdit : le ministère thaïlandais de la Santé a fait état de 15 morts dont un militaire, et plus d’une quarantaine de blessés côté thaïlandais. Par ailleurs, le ministère thaïlandais de la Santé a indiqué vendredi que plus de 138.000 civils avaient été évacués des zones concernées, situées dans le nord-est du pays. Le Cambodge déplore pour sa part un mort, un homme de 70 ans, et cinq blessés, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la province frontalière cambodgienne d’Oddar Meanchey (nord-ouest). Il s’agit du premier bilan officiel communiqué par le pays.
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